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La nécessité des lunettes de vision nocturne

La nécessité des lunettes de vision nocturne


LA NÉCESSITÉ DES LUNETTES DE VISION NOCTURNE DÉMONTRÉE PAR AIRMEDIC




RETOUR SUR LE SAUVETAGE DU 21 MAI 2016

 

En mars dernier, c’est avec fierté que nous avons annoncé que nous étions la première et seule entreprise privée au Québec à avoir obtenu la certification de Transport Canada pour voler de nuit à l’aide de lunettes de vision nocturne. Conséquemment, nous nous sommes dotés de lunettes, cet outil qui selon nous, aiderait à sauver plus de vies. Nous en avons la preuve maintenant, puisqu’en moins de deux mois, les lunettes ont été utilisées dans le cadre de quatre missions. Ceci confirme la pertinence de l’acquisition qui nous permet désormais de mieux répondre aux besoins de nos membres et nous avons la conviction que cela contribue à sauver et à préserver plus de vies.

 

Retour sur le sauvetage du 21 mai 2016

« un des atterrissages les plus « challengeant » en carrière pour moi »

- Nicolas Duval, pilote Airmedic. 

 

L’une de ces missions s’est déroulée le 21 mai dernier, alors que notre équipe de Beloeil a effectué le premier sauvetage en forêt à la noirceur, nécessitant ainsi le port de lunettes de vision nocturne. L’appel a été logé à 18h08 à la centrale d’appel Airmedic, suite à un accident qui s’est produit vers 10 :30 dans la Zec Pontiac, se trouvant à environ une quarantaine de miles nautiques à l’ouest de Mont Laurier.

Simon (le nom a été changé afin de préserver l’identité), un ami de la victime, nous relate les raisons pour lesquelles la victime et ses amis se trouvaient sur un sentier de cette ZEC ce jour-là. Ils étaient en direction du Lac Blériot, espérant une pêche miraculeuse. Plusieurs arbres, tombés pendant l’hiver, bloquaient le sentier. C’est donc à l’aide d’une scie à chaine que la victime dégageait le chemin. Décrit par son ami comme étant un policier à la retraite qui n’a pas froid aux yeux, Jacques (le nom a été changé afin de préserver l’identité) s’attaquait à un gros conifère de 12 pouces de diamètre qui entravait la route, lorsque sa scie resta coincée. Il demanda de l’aide afin de la dégager et au même moment, Jacques se positionna  sous l’arbre en espérant pouvoir le soulever un peu. La scie a fini par se libérer, mais tout le poids du gros arbre s’est retrouvé sur les épaules de Jacques. « Il s’est écroulé au sol, entendant des craquements dans son dos et ressentant soudainement une vive douleur », se rappelle son ami.

Ce n’est qu’environ 4 heures plus tard que les premiers secours sont parvenus à l’atteindre, à pieds. Deux policiers de la Sûreté du Québec, 2 ambulanciers de la réserve ainsi qu’un garde forestier. Aussi, une équipe de bénévoles spécialisés dans ce genre d’extraction, l’Association de Sauvetage de l’Outaouais.

Le patient, âgé de 60 ans, était incapable de marcher. Conscients que la seule façon de le sortir de là était de le placer sur une civière et de remonter la montagne, les 10 personnes présentes se sont relayées pour transporter la civière jusqu’au sommet, où un véhicule tout terrain avec une remorque pour transporter un blessé l’attendait. Cette opération dura 3 heures. Par la suite, le policier de la Sureté du Québec donnait des informations à sa base par radio, demandant entre autre l’assistance d’un hélicoptère et c’est à ce moment qu’Airmedic a été contacté afin de procéder à l’évacuation du patient vers le Centre hospitalier de Sacré-Cœur. Rappelons d’ailleurs que la Zec Pontiac fait partie des organisations et associations ayant adhérées à la protection Airmedic, s’étendant à tous leurs membres, leur famille, ainsi qu’aux visiteurs.

En raison de la location géographique isolée et difficilement accessible du patient, il a fallu investiguer sur la faisabilité de cette mission, prenant en considération la nécessité qu’il y ait un endroit sécuritaire pour l’atterrissage d’une grandeur optimale de 100 pieds par 100 pieds, permettant la récupération de la victime. Nicolas Duval, chef pilote pour Airmedic nous explique : « Les coordonnées de géolocalisation ont changées à quelques reprises, car les équipes au sol de la Sûreté du Québec et des paramédics cherchaient un endroit propice à notre atterrissage. À ce moment, il semblait clair et hors de question que ce patient soit transporté par la voie terrestre, afin d’éviter d’aggraver la blessure, ou un risque de paralysie potentiel ».

L’équipe a décollé à bord de l’Agusta 109 à 20h00 et un arrêt à Mont-Laurier a été nécessaire afin d’effectuer l’avitaillement de l’appareil.

Au départ, les pilotes avaient planifiée de faire un vol stationnaire près d’un marécage afin de récupérer le patient, mais le plan a changé quand les équipes au sol ont repéré un étroit site de gravier semblant propice à l’atterrissage. « Ça nous a pris entre 10 et 15 minutes afin de positionner l’appareil au sol en raison des conditions inadéquates du terrain, notamment le fait que la zone soit restreinte, qu’elle soit en pente et que le terrain soit rocailleux et instable par endroit », décrit le chef pilote. Quelques arbres de taille petite et moyenne ont d’ailleurs dû être coupés afin de permettre cet atterrissage audacieux.

« Les premiers sons des pales de l’hélicoptère que nous avons entendus au loin furent un soulagement sans égal. Enfin, après cet interminable calvaire, Jacques était sauvé », se disait à ce moment Simon.

L’atterrissage difficile a d’ailleurs nécessité le travail des deux pilotes à bord de l’appareil, soit Nicolas Duval et Hervé Bertho. Un des pilotes s’assuraient que l’appareil était bien positionné pour l’atterrissage, alors que l’autre effectuait les manœuvres de vol stationnaire. « Après un premier atterrissage, tout en gardant les moteurs en marche, j’ai effectué une inspection des lieux afin de valider que c’était sécuritaire, mais puisque cette inspection ne fut pas satisfaisante, nous avons dû repositionner l’appareil à quelques pieds du premier site », indique monsieur Duval, rappelant qu’en raison de la pente, ce fut un moment très intense qui a demandé une précision et une rigueur extrêmes.  « Nous avons les meilleurs pilotes, je vous le jure, c’était impressionnant », a commenté Stéphane Smith, paramédic de vol. L’atterrissage a eu lieu vers à 21h44.

« L’engin lumineux était tout ce qui éclairait le ciel, la nuit était tombée. Le pilote chevronné a réussi à se poser dans cet espace de la grandeur de son appareil au sommet d'une montagne », raconte Simon.

À 22h31, l’appareil redécollait et était en route vers le Centre hospitalier Sacré-Cœur, un trajet qui a pris 53 minutes. « Des traitements d'analgésie sous-cutanée ont pu être débutés dès que nous avons pris en charge le patient, intervention nécessaire car le patient souffrait depuis déjà 12 heures », souligne Marie-Eve Blais infirmière de vol.

« L’hélicoptère d’Airmedic s’éleva dans la nuit, emportant notre ami vers un hôpital de Montréal. Une équipe de gens avec beaucoup de cœur, composée de professionnels, de bénévoles et d’amis n’ont jamais cessé de poursuivre leur seul et unique objectif, sortir Jacques de cette misère dans laquelle il se trouvait », a conclu Simon.

Rappelons également qu’atterrir dans une zone de taille restreinte et densément boisée représente un certain défi pour nos pilotes même en plein jour, donc cette mission nocturne réussie donne beaucoup de fierté aux pilotes et à l’équipage qui en a pris part. Effectuer un tel sauvetage en pleine noirceur est très impressionnant et même notre chef pilote Nicolas Duval, qui possède de nombreuses années d’expérience dans l’armée avec les lunettes de vision nocturne, a souligné la nature ardue de ce sauvetage.

 « Hervé, Stéphane, Marie-Ève et moi sommes très fiers d’avoir fait partie de l’équipage qui a effectué le premier sauvetage officiel effectué du début à la fin avec les lunettes de vision nocturne. Il va sans dire que ce fut tout un travail d’équipe pour poser cet appareil afin de récupérer notre patient, un des plus « challengeant » en carrière pour moi », a conclu le pilote expert en lunettes de vision nocturne Nicolas Duval.

Cette nuit-là, le patient a été sauvé, mais il n’est pas tiré d’affaires. Nous lui souhaitons une bonne convalescence et l’équipage d’Airmedic est très fier d’avoir pu participer à cette mission inoubliable qui a su marquer tous ceux qui en ont fait partie.

 

Protégez votre vie et celle de vos proches. Devenez membre Airmedic. http://www.airmedic.net/fr/devenir-membre.aspx

 

À propos d’Airmedic

Airmedic offre des services de secours médicaux d’urgence et de transport interhospitalier par avion et par hélicoptère. Fondée en mai 2012 avec l’appui financier de M. Stephan Huot, l’entreprise emploie aujourd’hui plus de 120 personnes et dessert tout le territoire du Québec. Depuis 2012, 1885 missions ont été effectuées.

 

À propos des lunettes de vision nocturne : http://www.airmedic.net/nvg/

  
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